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Régis Mailhot, le 9 janvier

RIRE DE TOUT ET SANS TABOU

En ces temps de certitudes ébranlées, l’évasion par le rire reste salutaire. Rire de tout. Alors, sans prendre la peine d’épargner les thèmes les plus impertinents, Régis Mailhot a déboulé sur la scène de la Salle des Fêtes le vendredi 9 janvier avec sa Reprise des hostilités, éclaboussant de son acidité nos conformismes confortables et ces sujets qui font l’actualité avec en plat de résistance notre bestiaire politique.
Tout au long de son one man show, Régis Mailhot a ciselé quelques portraits de nos dirigeants avec une certaine cruauté jouissive. Etonné par exemple par la capacité de notre président à flirter avec les plus belles femmes, l’humoriste le qualifie d’un « Hollande, c’est pas Brad Pitt, mais plutôt un brave type ! » Et prédit qu’une seule personne sortira en meilleure santé financière de ce quinquennat qui n’aura épargné personne : « Valérie Trierweiler aura fait le casse du million avec son ouvrage de vengeance. » Merci qui ? Ou encore évoquant la probable future candidate verte à la Présidentielle, Cécile Dufflot, il tacle « cette Louise Michel des toilettes sèches ! »

Puis Régis Mailhot, en bon VRP, propose au public un comparatif hilarant et décoiffant des trois religions monothéistes sur des registres comme l’orientation sexuelle, l’alimentation, la sexualité ou le rôle des femmes. Et de conclure qu’il faut, comme lui, pratiquer malin pour profiter des avantages de chacune d’entre elles : « Moi je suis musulman le vendredi, juif le samedi et chrétien le dimanche. Le reste de la semaine ? Je suis laïc ! » Eclats de rires garantis !

Enfin, Mailhot s’interroge sur le taux de suicide chez les kamikazes, anormalement élevé, l’intérêt des artistes pour l’engagement public, car saltimbanque rime avec banque, ou encore sur la tentation de Venise de beaucoup d’entre nous, l’envie de tout plaquer et de tout recommencer, qui se transforme chez certains décideurs en « tentation de Genève » avec l’envie de tout dissimuler. Suivez son regard. Et après deux heures d’égratignures dans tous les sens, Mailhot, hilare, comme son public, de conclure : « Avec tout ce que je raconte, je finirai en prison ! » Pour le plus grand plaisir de ses geôliers ?