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RETROSPECTIVE
Les bonnes vibrations du Conservatoire

La scène de la Salle des Fêtes semblait bien petite, ce vendredi 17 octobre, pour accueillir les nombreux talents du Conservatoire Municipal de Savigny. Pour ce voyage au long cours d’un Symphonic Rock, les grands standards internationaux ont été revisités par les membres de l’école de musique associant à la fois les meilleurs élèves et les professeurs.

Dans une première partie ouvertement bluezzy et jazzy, sous la houlette de Grégory Fatout, Melting Potes, le nouveau big band du Conservatoire, a proposé une escale dans une boite de jazz new-yorkaise. Il suffisait de fermer les yeux et de s’imaginer au cœur de la grosse pomme pour savourer ces quelques instants magiques. L’âme du grand Ray Charles y flottait parmi les silhouettes des Blues Bothers. Sans oublier le Birdland, une composition de 1977 du claviériste Joe Zawinul, au sein du Weather Report, une des premières formations de jazz-rock-fusion. Un instrumental devenu depuis un classique notamment repris l’année suivante par le Manhattan Transfert, un hommage involontaire à Tim Hauser, le fondateur de ce quatuor vocal qui a définitivement tiré sa révérence juste la veille, le jeudi 16. Le voyage s’achevait avec une composition de Dizzy Gillespsie, A night in Tunisia (1942), morceau universel interprété par les plus grands sur tous les continents, de Miles Davis à Sarah Vaughan, de Ibrahim Maalouf à Peter Cincotti avec même une version particulière des Double Six !

Après le blues et le jazz, la pop et le rock

Pour la seconde partie du voyage, le directeur Stéphane Ballot avait conviait quelques-uns des professeurs autour de Richard Sanderson qui a proposé quelques balades dans les univers de Supertramp (Breakfast in America, The logical song), le funk de Earth Wind and Fire ou la délicatesse de Billy Joel (Just the way you are). Une étape dans les années 60 a fait revivre le Penny Lane, des quatre de Liverpool, pour une séquence nostalgie, et bien sûr, Sanderson a interprété son succès Reality qui le rendit populaire au début des années 80 à la sortie du film La Boum.
Après deux heures de bonheurs intenses, les nombreux spectateurs ont pu constater que le temps ne peut engloutir ces quelques moments de génie musical et que les œuvres essentielles traversent les décennies sans prendre une ride. Et c’est finalement à cela que l’on reconnaît le talent d’un compositeur.