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SEVERINE et Georges POIDEBARD DE LABRUYERE

De son vrai nom Caroline Rémy, Séverine est née à Paris en 1855 de parents lorrains. Elle se marie dès l’âge de quinze ans ; mais cette union ne dure pas. Quelques années plus tard, elle épouse le Docteur Guebardt.

Admiratrice, puis élève de l’écrivain Jules Vallès fondateur du “Cri du Peuple”, elle devient sa secrétaire. Elle se signale dans la presse sous le pseudonyme de Séverine comme un véritable défenseur des injustices.

En 1885, à la mort de Jules Vallès, Séverine lui succède en tant que directrice du journal “Cri du Peuple” qui disparaît en 1888.

En 1892, Séverine demande une audience au pape Léon XIII (elle est athée) et obtient du Saint-Père qu’il fasse une déclaration condamnant l’antisémitisme. Elle prend des positions marquées en faveur des faibles, s’oppose à toutes les formes de discrimination, adhère au boulangisme avec son ami Georges Poidebard de Labruyère. Journaliste boulevardier, Labruyère travaille pour "l’écho de Paris" quand il rencontre la célèbre journaliste. Il partagera sa vie, ses idées révolutionnaires et humanistes, et son travail en étant reporter, puis rédacteur en chef du journal "le Cri du peuple".

A la fin du siècle, Séverine est élue “Princesse des femmes écrivains”.

1915. En pleine guerre, elle s’installe à Savigny-sur-Orge avec Labruyère. Celui-ci y meurt en 1920 et est enterré au cimetière de la Martinière.

Séverine habite d’abord au 46 rue des rossays (où elle aura pour voisin le baron Empain propriétaire de l’Oasis) ensuite dans une petite maison rue Chamberlin à l’angle de l’avenue Gambetta, enfin au 5 de la rue Vigier.

1918. Séverine adhère au parti socialiste, puis au parti communiste et collabore à “L’Humanité” (1920 - 1921).

1922. Elle démissionne du parti communiste, quitte Savigny-sur-Orge pour Pierrefonds.

1929. Elle meurt à Paris où elle est inhumée.

F. et F. J.