Jean-Baptiste LAUNAY

Jean-Baptiste LAUNAY

Né le 20 mars 1768 à Avranches (Manche), fils de dinandier (fabricant ou marchand d’objets en laiton), le jeune Jean-Baptiste se destinait à la prêtrise mais changea de vocation avec la Révolution. Il étudia avec passion les sciences mécaniques. Appelé sous les drapeaux par la conscription obligatoire, il monta rapidement en grade.

Devenu officier d’artillerie spécialiste dans la fonte des canons et projectiles, il prit part aux campagnes de la Révolution et du Consulat. Travaillant jusque sur les champs de bataille, il y fut gravement blessé. Remarqué et apprécié par Napoléon, celui-ci le nomma Directeur de la fonte des Ponts de Paris et lui confia la fonte de plusieurs ponts : ponts des Arts, d’Iéna, du Louvre, d’Austerlitz. Il fut également l’auteur de la première coupole de halles en fonte.


L’ouvrage le plus prestigieux réalisé par LAUNAY fut la colonne Vendôme, commandée par Napoléon en 1803 en l’honneur de la Grande Armée. Réplique de la colonne Trajane de Rome, faite avec la fonte des canons pris à l’ennemi, elle fut inaugurée en 1810. Ce fut un évènement exceptionnel dans l’histoire de la fonderie de par l’importance du travail et la difficulté d’exécution de cette réalisation. LAUNAY prouva à cette occasion son habileté de fondeur et ses exceptionnelles capacités de technicien.


Mais, lassé des attaques des détracteurs jaloux, il préféra se retirer laissant à d’autres le soin de réaliser certains de ses projets.

Installé à Savigny-sur-Orge avec sa famille, au domaine de Courte-rente, il continua d’une autre manière à enrichir l’histoire de la fonderie en rédigeant plusieurs ouvrages sur la technique de la fonte des métaux (Citons notamment le Manuel du fondeur sur tous métaux, 1827). Il est mort le 25 août 1827 et inhumé au cimetière de La Martinière à Savigny aux côtés de son épouse Julie Elisabeth (née Le Vaucher).

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Sépulture de Jean-Baptiste Launay

Travailleur méticuleux et acharné, Jean-Baptiste Launay est aussi l’inventeur d’une pompe à incendie et d’une pompe élévatrice d’eau (jusqu’à 37 m.) qui rendirent de grands services. L’une de ses deux filles a épousé l’éditeur parisien Nicolas RORET, la seconde Félix BUZOT qui fut maire de Savigny-sur-Orge de 1835 à 1840.