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Les cimetières de Savigny

Près de l’église st Martin jusqu’en 1736 Dans l’antiquité, les cimetières sont placés hors des lieux d’habitation tant on redoute le voisinage des morts. Au Moyen Age, sous l’influence de la religion catholique, les sépultures doivent être au plus près du lieu de culte : on enterre autour de l’église et, pour les personnages les plus importants : prêtres, nobles et seigneurs, à l’intérieur même de l’église. À Savigny, le cimetière entoure l’église Saint-Martin. Aussi est-il précisé sur le registre paroissial si l’inhumation a eu lieu dans le cimetière ou dans l’église, parfois même dans le chœur. Longtemps, pour les plus pauvres, la majeure partie de la population, il n’y a pas de tombes individuelles mais des fosses communes. À Savigny, un de ces charniers, utilisé en cas d’épidémie, était situé sur l’actuelle rue Faidherbe qui, de ce fait, s’est longtemps appelée rue du charnier. Les tombeaux familiaux, forme « moderne » du cimetière, ne se généralisent qu’à la fin du XVIIe siècle.

Rue du Mail de 1736 à 1833 En 1736, suite à des travaux de rénovation et d’agrandissement de l’église Saint-Martin, en particulier la construction d’un bas-côté, le cimetière doit être déplacé. Le nouveau cimetière situé à côté du clos de Mme la veuve Beaulieu est béni par l’abbé Gaultier, curé de la paroisse, le 13 mai 1736. Il accueillera les morts de la commune durant un siècle.

« L’an mil sept cent trente six le dimanche treize mai à l’issue des vêpres a été faite par moi soussigné curé la bénédiction solennelle d’un nouveau cimetière situé à côté du clos de Mme la veuve Beaulieu, la plus grande partie de l’ancien étant prise par le nouveau bas côté qui se construit actuellement à l’église de ce lieu. F.L. Gaultier curé » Extrait du registre paroissial, 1718-1736 (bénédiction du nouveau cimetière par l’abbé Gaultier, curé de la paroisse, le 13 mai 1736)

La Martinière depuis 1834 Jusqu’à la Révolution, les cimetières sont propriété de la paroisse et gérés par le conseil de fabrique (assemblée des paroissiens). La loi du 6 mai 1791 fait obligation aux communes d’avoir et d’entretenir leur cimetière. En mai 1832, le Conseil municipal se préoccupe de la création d’un nouveau cimetière. Suite à l’accroissement de la population de Savigny, le cimetière de la rue du Mail s’avère trop petit ; de plus, depuis la fin du 18ème siècle, on tend, pour des raisons d’hygiène, à placer les cimetières en dehors des villages. Après discussion quant au financement, un terrain situé sur le coteau est acheté par la commune au sieur Lanord en novembre 1832. À partir du 1er janvier 1834, les inhumations ont lieu au nouveau cimetière de la Martinière, dont le règlement est adopté le 19 janvier de la même année.

En novembre 1859 un agrandissement s’avère nécessaire. À cette occasion, le Conseil municipal décide de vendre l’ancien cimetière de la rue du Mail. Le sous-préfet de Corbeil accorde son autorisation. Les familles qui le souhaitent pourront procéder au transfert des corps de l’ancien vers le nouveau cimetière. Il est précisé que : « L’acquéreur sera tenu, s’il découvrait des ossements de les rassembler avec soin et d’en informer le Maire qui les ferait transporter dans le nouveau cimetière avec tout le respect et la convenance dus aux morts. » Cette parcelle cadastrée H 736 est achetée en 1863, aux enchères publiques, par Isidore Fialon (pour l’anecdote, futur maire de Savigny), sauf une petite partie contenant les sépultures de sa famille acquise par Jules Henri Petit.

Champagne depuis 1926 Dans les années 1920, la création des lotissements sur le plateau entraîne un accroissement considérable de la population et la création d’un nouveau quartier. Ecoles, église, marché, des équipements publics voient le jour pour répondre aux besoins de ces nouveaux Saviniens, le cimetière de Champagne est ouvert en 1926.